Le Bel Avenir

mercredi 18 juin 2008

Migration en cours

Bonjour !

Je suis en train de récupérer toutes mes vieilles notes sur mes anciens blogs. Ça prend du temps, mais ça avance.
Dans la mesure du possible, j'ai essayé de récupérer les images d'origine. Quand ça n'a pas été possible, je les ai remplacées (vous vous en doutiez).

Quand j'en aurai la patience, j'essaierai de récupérer aussi les commentaires...

À bientôt !

LBA

vendredi 13 juin 2008

Souffrir pour

Demain, Uneautrequemoi et Soacre se marient. Ils préparent ça depuis des mois et, dans une moindre mesure, moi aussi.
J'ai préparé la voiture parce qu'on a quatre bonnes heures de route, prévenu l'homme que départ à dix heures, ça veut dire départ à dix heures, fait les sacs, étudié mon maquillage, prévu trois tenues pour le brunch du lendemain et suis allée dans mon institut d'épilation pour faire un ravalement complet. J'avais oublié de quelle couleur était ma peau.
À Paris, rue de Tolbiac, j'avais trois instituts à moins de trente pas de chez moi. Il m'est arrivé d'oublier mes pompes et d'y aller en chaussons (on se relâche vite, quand on est en couple). Ici, c'est pareil, si on remplace « trente » par « dix ou quinze » et « pas » par « minutes ».
Pour une fois, je ne voudrais pas idéaliser ce qu'a pu être l'existence à Paris. Je ne prétendrais pas que les esthéticiennes locales étaient la classe, la professionnalisme et la douceur incarnées. Je me contenterai donc de dire que je déteste celles que j'ai ici et que j'ai la flemme de faire le tour du quartier pour en trouver d'autres.

La dernière fois que j'y suis allée, j'ai cru que ce n'était qu'une erreur de management.

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jeudi 12 juin 2008

Worker Power

En une journée, j'arrive à penser dix-huit fois que je suis le roi du monde, que l'avenir est à moi et dix-huit fois que je ne vaux rien, que la vie s'arrête ici. C'est fatigant.
Aujourd'hui a été une bonne journée, que j'ai passée branchée en mode A ‒ à me demander, d'ailleurs, ce que je pourrais bien poster, pour une fois que j'étais de bonne humeur. L'état de grâce a duré jusqu'à il y a environ dix minutes, et je reprends la plume.

Au milieu de mes angoisses jobisantes, j'ai vécu une semaine bénie, avec tout plein de d'éventuelles pistes d'emploi à l'intérieur.

Piste n°1.
Il y a quelques semaines, j'ai reçu un coup de fil d'une boîte d'interim spécialisée, et j'étais allée les voir pour un entretien. Si cette boîte m'avait contactée, c'est que quelqu'un avec lequel j'ai travaillé et qui a un poste plutôt intéressant a parlé de moi à la directrice de l'agence et m'a « chaudement recommandée ».
Heureusement qu'il y est allé chaudement, l'ami. En trois quart d'heure, j'ai trouvé le moyen de :

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jeudi 5 juin 2008

Monter sur le ring

J'ai détesté le collège.
J'ai détesté le collège, parce qu'il n'est dans mon souvenir qu'une longue suite de petites et grandes humiliations, quatre longues années de solitude passées entre crevettes à lunettes.
Maintenant que j'y repense, c'est le souvenir que j'ai de toute mon enfance. Pourtant, je sais bien que j'ai eu des amis, des frères et soeurs et une enfance heureuse mais on ne lutte pas contre des souvenirs. Ils se reconstruisent à votre insu et je me soupçonne d'avoir opéré parmi eux un choix un peu malsain, contre lequel je ne peux rien.

N'empêche. Mon collège, ce sont des kilomètres de pantalons trop courts, de coupes de cheveux ratées à la Jeanne d'Arc, de rires niais de petites pétasses surlookées.
Le collège, ce sont de savants calculs pour savoir qui on doit fréquenter et qui on ne doit pas, qui est in et qui est out, qui fera monter ta côte de popularité et qui ne le fera pas. Le jeu se complique lorsque l'on est soi-même out et que la question devient simplement de savoir qui on peut fréquenter et qui on ne peut pas, les seconds étant terriblement plus nombreux et mieux habillés que les premiers.

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