jeudi 1 mars 2007
Boire un petit coup
Par lebelavenir, jeudi 1 mars 2007 à 00:00 :: 2007-2008. Désert sur Centerblog
On peut difficilement faire moins sexy comme début de note, mais : parfois on pense qu'on a touché le fond, et puis on s'aperçoit que non. J'ai déjà posté, ou pensé poster, nombre de notes plutôt glauques.
Eh ben celle-là, c'est pire – pas de panique, aujourd'hui tout finit bien.
J'ai cru par exemple que c'était uniquement la belle-grand-mère qui me mettait à la torture. C'était vrai, mais pas seulement. La belle-grand-mère est une plaie énorme à la face de la civilisation occidentale, mais le véritable fléau de l'humanité, ce sont les gens de bonne volonté. Ceux qui vous bouffent l'existence avec de grands sourires et les meilleures intentions.
Ma belle-mère est adorable. Compréhensive et ouverte. Elle a également pris en main l'opération déménagement. Je ne la remercierai jamais suffisamment d'avoir pris l'initiative de repeindre mon nouvel appartement – même si j'aurais préféré choisir la couleur et décider si on repeignait ou non les portes et les plafonds. Je voudrais bien avoir l'impression que je suis aussi chez moi. Pas moyen d'approcher d'un pinceau ou d'un carton. Elle est d'une dextérité déconcertante. Quand elle aura monopolisé les stocks Ikea, la peinture et le reste, vous pourrez toujours vous allumer une cigarette et vous demander ce que vous faites là.
Je ne peux pas ne pas penser qu'il y a quelque chose qui cloche quand le soir venu on part en claquant la porte de son appartement tout neuf et qu'on se dit : « Waow, débarrassée, go home. » Surtout quand « home », c'est chez la grand-mère.
Une autre chose compliquée dans l'existence d'une jeune fille moderne, c'est d'essayer d'expliquer au téléphone à son fiancé que comment dire, j'adore ta mère, mais là, faut que ça s'arrête.
Je passe les détails et les conversations houleuses, mais après un mois à faire ville à part, lui dans ma ville chérie et moi dans la sienne, hébergée dans la belle-famille, je ne sais plus exactement où j'en suis. Je ne suis plus tout à fait sûre de savoir qui, dans la famille, doit l'épouser. En tout cas, il est manifeste que je ne suis pas la première en lice.