Le Bel Avenir

mercredi 28 décembre 2005

C'est long, une semaine au Maroc

Suis rentrée depuis trois jours, et je n’ai toujours rien posté. J’en aurais des trucs à raconter, pourtant, j’ai même des brouillons de notes un peu partout.
J’en avais commencé une qui s’appelait Dix raisons de ne pas aller au Maroc, et pourtant, c’était pas vraiment contre le Maroc que j’en avais.
C’était plutôt contre les voyages organisés, contre les visites préparées avec le petit côté Regardez-le-Tiers-Monde tellement exotique, contre cet hôtel de luxe dans lequel il n’y avait que des Français et des Allemands et qui débordait de bouffe, de petits savons parfumés et de serviettes personnalisées pour aller à la piscine.

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jeudi 15 décembre 2005

H-10

Je fais dans les notes originales en ce moment. Après la note super courte, voici en exclusivité, ici, pour vous : la note de bonne humeur. Attention, c’est rare, profitez-en.
J’en reviens pas : je suis toute émoustillée, j’ai envie de sauter partout, de faire des bisous à mes collègues. Même à l’autre connard au bout du couloir[1].
Encore un jour et demi, encore 11 heures de boulot, encore 660 minutes, encore 39600 secondes, et je suis en vacances.

Une semaine sans Big-Boss.
Une semaine sans logiciel.
Une semaine sans version 37, sans version 42, une semaine sans version du tout. Le pied.

Notes

[1] Non, pas Big-Boss, un autre. Ils sont plusieurs connards, figurez-vous. Mais après enquête, tous avec un lien de parenté.

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lundi 12 décembre 2005

Une note mega-courte

Je viens de faire la gaffe du millénaire[1].
J'ai passé le week-end à faire des CVs et des lettres de motivation pour des librairies parisiennes. J'en ai envoyé une à une librairie du VIème qui m'intéresse vraiment (non,encore une autre). ...Et j'ai oublié de remplacer le mot FNAC par la nom de la librairie en question. Si, je vous jure.

J'ai modifié la lettre et tout et tout, j'ai oublié de zapper une occurrence.
Je l'ai postée ce matin. Elle va arriver demain, s'ils ne l'ont pas déjà reçue.
J'ai honte.

On fait quoi dans ces cas-là, à part se pendre ?[2]
A votre avis, je fais quoi ?
Je les appelle ?
Je leur écris ?
Je vais les voir ?
Je change de continent ?


PS : Le dessin, ça sera un autre jour. Là, chuis un peu énervée.

Notes

[1] Attention avant de dramatiser, je rappelle que j'ai un certain sens de l'exagération.

[2] Pareil.

jeudi 8 décembre 2005

Faut pas forcer la Nature

Quand j’étais petite, même s’il y avait quatre mètres et demi de neige devant la porte de la maison, même s’il y avait des émeutes, que la France était coupée en deux, que les profs étaient en grève et que j’avais un cancer en phase terminale, il fallait que j’aille à l’école.
Je pouvais pas y couper. J’ai tout tenté, et j’ai réussi une fois : j’avais traîné une appendicite pendant trois ans et on s’en est aperçu un beau matin. On s’en est aperçu quand elle s’est transformée en péritonite aigüe, la fourbe. Ce jour-là, j’ai remplacé le cours d’histoire par une séance sur le billard, et je ne suis pas sûre d’avoir gagné au change.
De cette histoire de péritonite, de ces trois ans de mal de ventre, de ces trois ans à finir aux urgences régulièrement, de ces trois ans où l’on m’a diagnostiqué tous les cancers du monde, j’ai retenu une chose : plutôt mourir que d’aller chez le médecin. Le médecin, c’est mal.

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mardi 6 décembre 2005

Quelques angoisses et beaucoup de Lexomil

Les gens angoissés, c’est chiant : j’assume. Enfin, je veux dire, il faut que j’assume — il faudrait.
Hier soir, je me suis tapée une crise d’angoisse de la mort qui tue — encore. Tout ça parce que j’étais attendue à 19h30, qu’il fallait que j’achète avant d’y aller une cartouche de News et une bouteille de vin, que je ne voulais pas attendre dans le froid ou arriver en avance. D’où stress insoutenable et implacable : à quelle heure exactement fallait-il que je quitte le bureau ?
Ça peut ne pas paraître flagrant, mais c’est tout à fait logique. Faut calculer le meilleur timing pour ne pas se casser le nez devant la porte des magasins. Faut s’armer de son petit plan dûment imprimé sur mappy. Repérer l’itinéraire. Ne pas se planter.
Je suis une psychopathe.

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jeudi 1 décembre 2005

Trois mois de sursis

Alors, voilà, c’est tout ce que j’ai gagné.
J’ai bossé comme une folle les premières semaines de novembre, et puis depuis, plus rien. Tant que je ne suis pas dans l’œil de mire du patron, je me terre dans mon bureau et je fais semblant de travailler. Ça ne sert à rien de se fouler pour un projet qui aura encore changé du tout au tout d’ici quinze jours.
Ça me laisse tout mon temps pour réfléchir – et finalement, c’est un peu déprimant. Il me reste deux mois et demi ici.
Selon l’humeur du moment, c’est soit encore deux mois et demi à avoir envie de sauter par la fenêtre et de transformer Big-Boss en hot dog ; soit plus que deux mois et demi pour trouver un autre boulot. En fait, non, c’est les deux en même temps. Je suis d’humeur schizophrène.
Je me revois quelques mois en arrière, abandonnée sur le marché du travail, toute petite au pied de la montagne, à me demander comment je vais bien pouvoir m’en sortir. Rien n’a changé.

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