Le Bel Avenir

jeudi 28 juillet 2005

Deux cuillers à café de lâcheté, un soupçon de culpabilité, mélangez.

Deux heures de retard ce matin au bureau. Et la veille, une heure de retard. Argh. Mais c'est pas de ma faute, c'est parce que j'ai passé une nuit émotionnellement mouvementée... Forcément je me suis endormie un peu tard (genre 5 heures du matin), et la sonnerie du réveil ne m'a pas fait beaucoup d'effet. Ce qui m'a réveillé, c'est :
- Euh... Chérie, tu vas pas aimer ce que je vais te dire, mais il est 9 h 40.

Ca, ça vous réveille un homme. Je suis censée commencer à 8 h 45.

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mercredi 27 juillet 2005

Question con

C'est quoi, être amoureux ?
Si quelqu'un a un début de définition...

lundi 25 juillet 2005

25 juillet 2005

Youpi, j'ai eu le mail que je voulais!! Tout le monde s'en fout, mais qu'est-ce que je suis contente...

Eh, mademoiselle !...

Je suis une Parisienne chauvine. Passé le périph', je suis paumée, pire que paumée, je suis malheureuse. Les provinciaux me regardent souvent de travers quand je dis ça, et de toute façon, j'arrive pas à leur expliquer ce qui me plaît exactement.
Oui, c'est une ville étouffante, oui, c'est pollué, oui les gens sont pas souriants, oui je sais, la ville de l'amour mon cul, oui, oui, oui. N’empêche. Pour moi, c’est comme un milieu hostile dont je connaîtrais les règles par cœur. Une sorte de jungle, mais dans laquelle je saurais comment survivre jusqu’au lendemain. Vous pouvez penser que je prends des images grandiloquentes ; ce que je veux dire, c’est simplement que je m’y sens à ma place.
J’ai fait deux fois le tour de l’Ecosse en stop, j’adore ce pays, vraiment. Comparé à Paris, on peut pas dire que ce soit vraiment la même chose : là-bas, il y a plus de moutons que d’humains. Eh bien, je dois avouer que l’un des meilleurs moments du voyage, c’est en rentrant de Roissy, dégueulasse, la maison sur les épaules, par ce putain de RER B (une parenthèse pour dire que si c’est le RER B qu’on impose aux touristes quand ils arrivent des aéroports, ils doivent être très très motivés par les Champs-Élysées pour pas retourner dare-dare dans l’avion).
Pourquoi l’un des meilleurs moments ? Parce que immanquablement, il y a un con pour s’asseoir à côté de toi, te demander si tu rentres de voyage (à ton avis, connard ? Je viens du Lavomatic, ça se voit pas ?), si t’as le temps de prendre un café, si tu as un mec et l’envie de faire l’amour, là maintenant, tout de suite. Vu comme je dois puer dans ces moments-là, je me demande si je devrais pas dire oui, juste pour voir leur tronche quand ils m’auront déshabillée.
Bref, j’aime ce moment, parce que des cons pareils, j’en ai jamais vu qu’à Paris. J’aime ce moment parce qu’il veut dire que ça y est, je suis rentrée chez moi.

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jeudi 21 juillet 2005

21 juillet 2005

Ce week-end, j'ai vécu l'une des scènes les plus embarassantes de mon existence. Une de mes amies se mariait (non BB, une autre). Après avoir trinqué, etc, tout le monde décide d'un pas guilleret d'aller au restaurant. Argh, la fin du mois se rapproche à grand pas, mes cuites régulières me coutent une fortune, il y a les cadeaux de mariage à prévoir (plusieurs mariages = plusieurs cadeaux), et un voyage en Bulgarie en août pour le mariage de V...
Donc, me dis-je courageuse, c'est le moment pour moi de m'éclipser discrètement. Pas moyen évidemment de partir sans faire un bisou à la mariée. Je m'exécute, elle me demande pourquoi je m'en vais, j'essaie de répondre avec art, d'une façon toute à la fois honnête et évasive.
J'avais mis le pied dans l'engrenage, c'était trop tard. Non, me dit-elle, c'est pas possible, c'est le jour de mon mariage, c'est super important pour moi (c'est un argument qui se tient, il faut bien le reconnaître), je veux vraiment que tu sois là.
Je peux me tromper, mais à mon avis, ça ressemble fort à du chantage affectif. De plus en plus gênée, je lui dis que ce n'est pas une question de volonté mais de billes, et que tout bêtement des billes, quand y en a pas, y en a pas. Et là, elle, le coeur dans les deux mains, qui m'explique que si ce n'est que ça, elle m'invite, elle me paie mon repas, si, si c'est important. Je pique un fard. Non seulement c'est le jour de son mariage, mais s'il y a une personne devant laquelle je ne peux pas me plaindre de mes problèmes de fric, c'est elle. Elle insiste, elle insiste, j'ai honte, mais je cède.

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lundi 18 juillet 2005

Les grandes questions

Matin parfait aujourd'hui : en arrivant une collègue m'a demandé si j'étais malade. Non, j'ai répondu, tout va bien pourquoi? Ah, bon, c'est juste que t'as une sale tête. Dans les dents, et bonne semaine. J'ai fait une drôle de tronche je pense, parce qu'elle s'est excusée tout de suite (mais non, mais c'est pas ce que je voulais dire, c'est ma fourche qui a langué). Le mal était fait : je ne croirai plus jamais aux miracles du maquillage.

Pourquoi est-ce que certaines personnes restent célibataires, galèrent pour se maquer et même juste pour s'envoyer en l'air, et d'autres non ? Il y en a qui finissent sur yahoo rencontres et d'autres qui voudraient bien, quelques mois, juste quelques mois, rester seul(e)s. J'exagère pas. Après ma rupture, je me suis dit : allez, ça fait presque dix ans que j'ai pas été célibataire, on va se faire deux ans de vacances. Si je bouffe tous les mecs avec lesquels je sors, ya forcément une raison, et ce serait bien que j'y pense un peu histoire d'éviter de détruire - encore- le suivant. Donc, c'était décidé, dit, déclaré, assumé, brandi : à l'ordre du jour, que des grandes histoires d'amour qui se terminent à 6 heures du matin.

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samedi 16 juillet 2005

Tu seras danseuse au Lido, mon fils

J'ai des trucs à dire mais je n'y arrive pas, le truc qui ne m'arrive jamais. En même temps, quand on est un petit peu pas con et qu'on ne veut pas que des choses se sachent, on les raconte pas sur internet. Ou on ne donne pas son pseudo à ses amis, ou, pire, au(x) mec(s) que l'on rencontre.
En société, j'ai l'air à l'aise, voire très, voire trop. Devant mes parents j'ai les genoux qui tremblent et je panique. J'ai toujours fait mon credo de "Tu fais les conneries que tu veux, mais t'assume les conséquences de tes actes", et quand mon père ouvre la bouche, j'ai envie de pleurer. (C'est marrant je viens de me relire et j'avais écrit 'J'ai envie de parler'. Sigmund, si tu nous regardes...)

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Parler

Pas fait de notes depuis deux semaines. Plein de trucs à dire, mais pas de mots. J'ai fait un tour pour regarder les blogs des autres, en tapant des mots clefs au hasard. C'est fou ce que la vie des autres est chiante (ami, lecteur, bonsoir - on remarquera le singulier).
Est-ce que un WE chez les parents fait le même effet à tout le monde?? Ils sont adorables, ils font tout leur possible pour montrer qu'ils ne jugent rien et qu'ils sont fiers de moi. Moi, ça fait 22 ans que je fais les gros bras pour montrer que je n'ai pas besoin d'eux, et six ans que je suis partie pour le prouver. Plus, ça fait deux mois que j'ai un vrai boulot avec un contrat et tout (un grand merci au mec qui a inventé le salaire minimum, et respect à ceux qui vivent avec moins).
Bref, il suffit d'un mot de leur part, une remarque, une réflexion, pas forcément sur moi, simplement sur l'existence, la pluie, les jeunes de nos jours, et je suis tétanisée. Je ne suis jamais sûre que c'est moi qui ait raison. Je suis sûre de n'être jamais à la hauteur. Pendant le dîner, remarque de mon père sur les capotes. Rien de précis, mais en substance, les capotes, c'est maal, et vive la chasteté, la fidélité dans le couple et la procréation. Eh ben j'ai la libido coupée pour 15 jours. Mon avis à moi - quand j'ai pas vu mes parents depuis au moins une semaine - c'est la capote c'est maaal parce qu'on sent que dalle, parce que ça craque, parce que ça limite vachement les possiblités, parce que le temps de la mettre ça coupe tout, parce que c'est un putain de bout de plastique. Pour les deux prochaines semaines, le débat ne se posera pas, c'est déjà ça.

Je suis quand même fière de moi, j'ai réussi à leur dire, entre deux phrases, que j'avais rompu. Ca fait un mois, il était temps. Ils ont pas enchaîné. Je pense qu'ils ne doivent pas savoir comment réagir quand je leur parle.
J'ai un truc sur le bout de la langue. Je parlerai plus tard.

samedi 2 juillet 2005

02 juillet 2005

Ca se bouscule dans ma tête aujourd'hui, je sais pas trop par où commencer et mon PC a déjà buggé deux fois. Je me pose pleins de questions. Je me suis jamais sentie aussi vivante.
Comment on fait pour trouver un équilibre entre le fait de vouloir absolument réussir son existence, se tenir à des normes, rendre les parents fiers, bref, se bouffer la vie, et la détruire, sortir tous les soirs, ne pas réussir à arrêter de boire, arriver au bureau déchirée, agir avant de réfléchir et se demander le lendemain matin, mais c'est qui ce mec ?

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